La cuisine antillaise


La cuisine antillaise est la résultante simple, sans artifice, d'une osmose de tous les peuples qui ont fait escale dans cette région du monde. Des grillades épicés des Indiens caraïbes, en passant par le calalou africain, la brandade de morue française, ou le colombo indien c'est toute une large palette gastronomique qui compose cette cuisine dont l’art culinaire reflète la manière d'être et de vivre d'un peuple, mais aussi son histoire.

Principalement à base de produits de la mer, les plats antillais ont pour point commun de faire souvent macérer la viande et le poisson dans un assaisonnement (souvent à base de piments antillais) pour en améliorer le goût. On peut également noter l'utilisation abondante de la farine de manioc.

Les accras, appelés également marinades aux Antilles, dénomination désormais peu usitée pour éviter la confusion avec la marinade de la cuisine française. sont d'origine africaine. Dans la langue éwé, parlée au Dahomey, ce mot signifie beignet de légumes. Initialement et jusque dans les années 1960, les accras de morue étaient désignés sous le nom de lozi, qui signifiait œil de caïman en éwé.

Ces accras se présentent sous la forme de petits beignets. Ils sont généralement servis comme mise en bouche, lors des apéritifs ou en entrée. Ils sont appréciés pour leur légèreté, leur moelleux et leur croustilllant. À ce titre, les accras de morue font partie de la gastronomie antillaise. Ce mets peut être préparé avec d'autres poissons, ou des crevettes ainsi qu'avec des légumes.

Actuellement, les accras se sont diversifiés puisqu'on en fait à la langouste, aux oursins, aux crevettes, au thon, aux chaubettes (coquillages), aux titiri. Dans les familles catholiques pratiquantes, le vendredi-saint, jour de jeûne, sont consommés des accras aux légumes, au giraumon (sorte de potiron), à la carotte, au malanga et au chou caraïbe.